Pour mes 20 ans, quand ma famille m'a demandé ce que je voulais comme cadeau, je leur ai demandé de l'argent. Tous pensaient que c'était pour m'acheter un appareil photo numérique, car j'en parlais depuis un petit moment déjà... Mais ce que peu de gens savaient, c'est qu'il y avait une autre idée qui me trottait dans la tête depuis plus longtemps que ça, vous aurez deviné, bien sûr, je voulais me faire tatouer.
At A Glance Author Myself When Two years ago Location France Depuis longtemps donc, je pensais à me faire tatouer, je crois que ça a commencé quand ma mère, une fois, alors qu'on discutait de sa jeunesse, m'a dit qu'elle avait toujours voulu se faire tatouer, mais qu'elle n'avait jamais osé passer à l'acte. Je devais avoir 13 ou 14 ans à l'époque, et j'y pensais mais en me disant, comme ma mère, que jamais je ne passerai à l'acte (« tu es bien trop douillette ma fille... »)
Et puis finalement, l'envie n'est jamais partie... L'idée du tatouage restait là, et je savais à présent le modèle que je choisirais si je passai à l'acte : une étoile.
A 18 ans, j'ai commencé à me renseigner à droite à gauche pour avoir des renseignements sur les tatoueurs de ma ville, ainsi que ceux des alentours. Certaines connaissances tatouées me conseillaient un certain studio, mais quand je suis allé le voir, le courant n'est pas du tout passé avec le tatoueur (je le trouvais super arrogant, genre « ouais, de toute façon c'est moi le meilleur dans le coin, blablabla, vas-y que j'me la pète... »). J'ai donc laissé tomber, pour me concentrer sur les révisions du BAC, et en me disant que de toute façon, je n'oserais jamais rien faire.
Et justement, après avoir passé mes exams, une copine m'a dit qu'elle allait se faire piercer le nombril, cadeau de ses parents. Elle me suppliait d'y aller avec elle, car elle flippait trop d'y aller seule.
Je l'ai donc accompagné dans un studio que je ne connaissais pas et dont je n'avais jamais entendu parler. Elle m'a dit qu'elle y avait été avant, pour se renseigner, et qu'ils étaient vraiment réglo question hygiène, etc...
Une fois arrivée, j'ai réalisé que le studio ne faisait pas que les piercings, mais aussi les tatouages. Pendant que mon amie se faisait piercer, j'ai donc discuté avec le tatoueur, un type très sympa, avec qui je me suis tout de suite sentie à l'aise. Je lui ai parlé de mon envie de tatouage, du fait que j'avais cherché un endroit bien, mais qu'en fait, j'étais peut être trop froussarde pour passer à l'acte. Il m'a expliqué que pour beaucoup de gens, c'est comme ça, mais que quand l'envie est là, elle ne s'en va jamais vraiment, elle reste là, enfouie, et un jour, elle explose et on a plus peur... « Attends que ce moment arrive, et à ce moment là, viens me voir, et on reparlera... » m'a-t-il conseillé le plus gentiment du monde !
Je suis retourné le voir presque 2 ans plus tard, pour lui dire que je pensais de plus en plus à prendre rendez vous, et que je voulais qu'il me montre comment se déroule une séance, pour que je puisse me faire une idée. Il avait une cliente dans le studio qui venait pour une retouche et un ajout, et on lui a demandé si ça ne la gênait pas que je regarde. Elle a gentiment accepté, et j'ai pu voir comment ça marchait.
Mon amie avait raison, ces types étaient vraiment réglos et nickel sur la propreté, l'hygiène, etc...
Ce jour là, avant de ressortir du studio, j'ai dit au tatoueur que ça m'avait décidé, mais que j'attendais d'avoir l'argent, après mon anniversaire, pour prendre rendez vous.
4 mois plus tard, avec l'argent en poche, et beaucoup de croquis dessinés, redessinés, arrangés, peaufinés, pour enfin arriver au dessin parfait, je me suis lancée.
J'ai donc dessiné ma propre étoile, pour qu'elle soit unique, que je sois la seule a l'avoir. C'était important pour moi d'avoir un dessin personnel, en l'occurrence, une étoile aux influences tribales...
Contrairement à mes angoisses, je n'ai pas eu si mal que ça, le plus douloureux était quand il a dessiné les contours, mais le remplissage ne me torturait pas plus que ça. En sortant, j'étais fière d'avoir réussi à dépasser cette peur idiote, car en fin de compte, j'ai très bien supporté, et j'avais enfin ce dont je rêvais depuis si longtemps.
Un mois après que je me sois fais tatouer, il a fallu que je retourne voir le tatoueur pour vérifier que tout avait bien cicatrisé, et voir les éventuelles retouches à faire. Ma mère m'a accompagné, et finalement, a elle aussi pris rendez vous « pour faire ce que j'aurais du faire il y a bien longtemps déjà » comme elle l'a dit, et s'est fait tatoué l'omoplate !
Aujourd'hui, 2 ans plus tard, je ne regrette en aucun cas d'avoir mon tatouage...
Ma bonne étoile est avec moi maintenant, et depuis ce jour là, elle me porte bonheur...